On attendait ça effectivement depuis un bail, voici qu'à Tours s'installe une volonté de montrer et de soutenir une scène musicale authentique. En attendant, c'est le prélude à la création d'une
SMAC à Tours, on en avait pas...
Bravo à cette fine équipe qui s'est mis en tête de montrer des artistes, de faire passer une musique créative, et le tout avec le soutient des institutions, incroyable...
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"EN ATTENDANT n°1"
Ven 18 Sept 2009
à L'Escale, Saint-Cyr-sur-Loire (37)
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>>> THE OSCILLATION (UK)
>>> BOOGERS (Tours)
>>> WE ARE ENFANT TERRIBLE (Paris / Lille)
>>> LONESOME FRENCH COWBOY (Nantes)
>>> TODDI WELLMAN (Tours)
>>> FUNKY FINGERS (Lille)
>>> O:LIV (w-h-y.org)
VENEZ EN "BUS EN ATTENDANT!#1" à la soirée EN ATTENDANT!#1 (à l'Escale - St Cyr sur Loire)
Pratique, écologique, économique et surtout convivial le bus En Attendant! #1 vous conduira de la gare routière (le grand parking devant la gare de Tours) à l’Escale et une fois la fête finie de
l’Escale à la gare routière.
Quoi de mieux ? Ah oui, c’est gratuit!
3 navettes au départ de la Gare routière de 18h30 à 20h00.
3 navettes au départ de l’Escale de 01h00 à 02h00.
Infos : contact@travaux-publics.org et/ou 02 47 48 90 60
Si ce bus est un succès, nous renouvellerons la chose (pour «EN ATTENDANT ! #4» par exemple). A suivre sur les actualités du www.enattendant.com
THE OSCILLATION (UK)
Genre : Dikrautpsyché
Label : DC Recordings
Dernier album : Out Of Phase
Beaucoup d'entre nous (vous?) ont cité "Out Of Phase", le premier album de The Oscillation sorti fin 2007, dans leur top 5 personnel des meilleurs albums de l'année. Et puis, curieusement, ce
disque était encore dans ce top 5 en 2008 et il est fort à parier qu'on le retrouvera encore dans le panier de tête à la fin de l'année 2009. Pourquoi ? Peut-être à cause d'une musique hors-mode et
carrément classe qui a fasciné tous ceux qui sont tombé dessus - il faut dire que The Oscillation est signé sur DC Recordings, label anglais qui a réussi ces deux dernières années a imposer son
image grâce aux magnifiques visuels de La Boca et une esthétique musicale fascinante : de la collection de synthé vintage de The Emperor Machine au garage punk psychédelique de Higamos Hogamos, du
post punk disco ténébreux de Padded Cell à l'electro futuriste de Kelpe, Arcadion ou Vincent Markowski, le label DC Recordings est en train d'écrire sérieusement la bande son de cette fin de
décennie, qui se dansera avec des Zombies hallucinés, des martiens à guitares psychédéliques et des rayons lasers. En quelque sorte, le pendant Londonien de ce que fait le label DFA à New York, ou
I'm A Cliché en France : des amoureux de musique qui ne s'encombrent pas des paillettes du disco ni des clichés rock n'roll et qui pourtant fabriquent les bases de leur renouveau.
The Oscillation est presque un condensé de tout ça, et on a hâte de voir le groupe sur scène : sûr que certain y entendront des rythmes disco, d'autres des guitares tranchantes, des pop song à
tomber par terre ou un voyage dans l'espace temps qui aurait disjoncté et ferait se rencontrer des échos d'electro-acoustique 50's, de rock psyché 60's, de krautrock 70's, de disco et punk 80's et
d'effets electro 90's : nous sommes bien dans les années 2000 !
BOOGERS (Tours)
Genre : PowerPop
Label : at(h)ome
Dernier album : As Dirty as Possible (2010)
Sous ses allures de clochard barbu à guitare sèche, Boogers n'est pas pour autant un mélange d'Herman Düne et Sebastien Tellier, nos plus fameux poilus de l'internationale pop. Côté barde barbu, ce
serait plutôt du côté de Granddaddy qu'il faudrait aller chercher les accointances, et encore, Boogers cultive les paradoxes. Alors qu'il rêve de la popsong parfaite, sa barbe pousse et il se
transforme en renégat stoner, école Eagle Of Death Metal. Le lendemain, il se rase et c'est une doublette d'Otis (Reding et Shuggy) qui essaient de posséder ses chansons. Alors plutôt que
d'exorciser ses démons, Boogers a décidé de tous les inviter sur son nouvel album. Les Ramones, Weezer, Gorillaz, The Clash, The Streets... des fantômes bienveillants qui l'ont guidé vers la
recherche de la mélodie qui colle aux baskets et du rythme qui décolle les semelles. Et le pire, c'est que ça marche.
Si il est tout seul sur scène, on ne lui demande pas pourquoi parce qu'il va nous répondre à coup sûr que c'est qu'elle est trop petite pour accueillir tous les musiciens des ses rêves. Et puis
avec son micro, sa guitare, son synthé et sa platine, Boogers prend déjà une place folle... bon, l'autre question qu'on ne lui posera pas, c'est est-ce qu'il aura une barbe ou pas ? Parce que ça,
on s'en fout pas mal.
TODDI WELLMAN (Tours)
Genre : Post Punk Inclassable
Label : autoprod
Dernier album : CD n°2
Toddi Wellman est peut-être le secret le mieux gardé de Tours, mais pas pour longtemps, on l'espère. Groupe mystérieux et décidé (n'allez pas chercher des infos biographiques sur leur page myspace,
vous vous retrouveriez rapidement à taper "Michel" dans le google islandais), on laissera le doute planer jusqu'à ce que vous les voyiez en live . Pourtant, ces types, pour peu que vous traîniez un
peu dans les bars, écoutiez la radio ou alliez voir des concerts, vous les avez forcément croisé un jour ou l'autre. Cette modestie toute particulière serait-elle liée au caractère particulièrement
extatique de leur musique ? A en croire les dires amis, ce groupe n'est pas une farce et ça s'entend. Ca faisait longtemps qu'on avait pas entendu dans le coin une telle envie d'en découdre et une
énergie pareille. Une sorte de post-punk libéré des poses arty qui lui collent aux basques, et forcément on pense à des univers singuliers, comme ceux de Marvin, de The Intelligence, de Liars ou de
Health. Ce genre de groupe dont on n'arrivera jamais à dire du mal en quelque sorte, parce qu'il y a ce truc en plus. Ouais, ce TRUC en plus inexplicable.
LONESOME FRENCH COWBOY (Nantes)
Genre : Folk garage ensorcelé
Label : Havalina
Dernier album : plein de CDr qu'il vend après ses concerts
Les Little Rabbits nous avaient habitué aux jeux de pistes infernaux qu'ils balisaient de pop classique à l'anglaise, d'expériences de type B.O. Gainsbouriennes, de musiques de film de série Z, de
scratches et d'histoires à dormir debout. Quand leur séparation fit naître les French Cowboy, il y a eu à nouveau jeu de piste : les quatre lascars faisaient de front backband pour Philippe
Katerine, des films, du garage punk, un album avec Helena Noguerra, et un album sous le nom de French Cowboy qui reprenait des titres de l'autre, enfin bref, il était possible de s'y perdre... et
puis Federico, le bel hidalgo chanteur/guitariste de la bande a commencé à jouer tout seul ses chansons - il faut dire que ça doit être compliqué à gérer les emplois du temps de chacun. Sous cette
formule intermédiaire en attendant d'aller enregistrer un nouvel album avec ses Cowboys à Tucson, Arizona (et oui), Federico pose les choses et nous montre d'où vient toute cette frénésie de
projets : de son ciboulot plein d'images de grands espaces américains, de folk sauvage et primitif, de french pop yéyé un rien psychédélique et de rage retenue. Dans son plus simple appareil de
crooner teigneux et romantique (une vieille guitare folk branchée dans un ampli plus vieux que lui et un micro de routier mexicain plein de reverbe vintage), Federico nous montre en habit de
Lonesome French Cowboy sa vision de la musique, et de la vie, qu'il interprète magistralement en se promenant, selon son humeur, dans son propre répertoire ou en allant se ballader dans les oeuvres
subtiles de Joy Division, des Smith, de Depeche Mode ou, si l'envie lui prend, de Rihana, Adriano Celentano entre autres déviances joviales.
Notre chouchou de l'année, sans aucun doute.
O:liv (Paris ?)
Genre : selected modern music
label : www.w-h-y.org
Depuis 2002, O:liv porte de sa plume précise et de son goût sûr pour les musiques parallèles (qui feront l'histoire) le généreux et superbement mis en page webzine "w-h-y ?", judicieusement
sous-titré "selected modern music". Pour beaucoup de mélomanes un rien fouineurs, sa newsletter / podcast hebdomadaire est un véritable résumé subjectif de ce que propose la "modern music"
aujourd'hui. Subjectif, ça c'est sûr, mais jamais pédant, c'est même plutôt le contraire. O:liv est un artisan qui prend le temps de forger ses opinions et ne va pas plus vite que la musique. Du
coup, on est jamais déçu par l'écoute de son podcast, par ses sélections de concerts à aller voir, par ses photos de concert, ses chroniques et compte-rendus (dont il délègue souvent l'écriture à
une équipe de types sacrement recommandables). Alors quand il fait le DJ, forcément on a tendance à écouter la musique pendant qu'on danse : A l'Escale, on va installer O:liv dans le grand bar de
la salle pour nous rafraîchir les oreilles entre les concerts, et finir en beauté si il nous reste du temps. Et on espère qu'il nous restera du temps !
WE ARE ENFANT TERRIBLE (Lilles / Paris)
Genre : disco punk game boy
Label : PIL
Dernier album : EP Thanks for the fish
Jeune groupe mutant qui commence sérieusement à faire parler de lui hors de nos frontières, les Lillois (66,33%) / Parisiens (33,33%) de We Are ENFANT TERRIBLE ont trouvé la formule qui marche : un
batteur qui cogne avec un groove pas possible, un guitariste qui donne de sa personne également au clavier et une chanteuse énervée qui sait parler aux foules aussi bien qu'à sa gameboy,
l'instrument fétiche du trio. Dans ce registre rock / electro, on pense naturellement à CSS, mais à la différence des Brésiliennes fluos, We are ENFANT TERRIBLE écrit des vraies chansons, ce qui
fait une différence de taille ! Avec un seul maxi à leur actif pour le moment, on est prêt à parier que ces sympathiques garnements ne sont qu'au début d'un truc qui va devenir énorme. Vous voulez
parier avec nous ?
FUNKY FINGERS (Lilles)
Genre : Electro8bits fraîche
Label : aucun
Dernier album : aucun
genre : electro fraîche 8 bit / circuit bending
Projet solo récréatif du batteur de We Are ENFANT TERRIBLE, Funky Fingers est devenu au fil du temps un espace de jeu beaucoup plus personnel que potache et se retrouve aujourd'hui être un
laboratoire confidentiel de chirurgie électronique sur gameboys ou dictée magiques. Adepte du circuit-bending, cette micro-société musicale en blouse blanche qui détourne les jouets électroniques
en instruments de musiques post-modernes, Funky Fingers adapte ses fantasmes d'enfant (terrible) à l'electronique cheap de ses nouveaux instruments, et nous emmène directement sur un dance floor en
gros pixels pour danser avec Mario Bros et Donkey Kong. Spécialiste des concerts dans des lieux impossibles, il a exigé de jouer SUR le bar. On verra si y a assez de place.